Ce père de 60 ans épouse une femme de 30 ans. La nuit de noces, un cri terrifiant réveille toute la maison…

Dans l’obscurité glaciale du couloir, impossible de croire ce qui était sur le point de se produire…

PARTIE 2

Juliette et Clara bondirent de leurs lits, le cœur battant à tout rompre. L’adrénaline pulvérisa leur sommeil. Dans l’esprit de Juliette, le pire scénario venait de se concrétiser. La manipulatrice avait enfin tombé le masque. Peut-être qu’elle s’en prenait physiquement à leur père, un homme de 60 ans, vulnérable, pour accélérer un héritage qu’elle convoitait tant.

Les 2 sœurs dévalèrent les escaliers en trombe, manquant de trébucher dans l’obscurité. Les cris de Léa résonnaient encore, mêlés à des sanglots hystériques. Clara saisit un lourd chandelier en bronze sur la console du couloir en guise d’arme. Elles se jetèrent contre la double porte en chêne de la chambre parentale et l’ouvrirent à la volée.

Le spectacle qui s’offrit à leurs yeux les figea sur place. La chambre était un champ de ruines. Le lourd baldaquin en bois massif, une antiquité qui surplombait le lit depuis des décennies, s’était complètement effondré. Des dizaines de bougies à moitié écrasées jonchaient le sol, et une montagne de roses rouges couvrait les draps en désordre.

Au milieu de ce chaos, Jean-Marc était étendu sur le sol, immobile, un filet de sang perlant sur son front. Léa, à genoux à côté de lui, pleurait à chaudes larmes, les mains écorchées, tentant désespérément de soulever une lourde poutre du baldaquin qui bloquait la jambe de son mari.

La fureur aveugla Juliette. Sans chercher à comprendre, elle se précipita sur la jeune femme et la repoussa violemment par l’épaule.
« Qu’est-ce que tu lui as fait, sale meurtrière ?! » hurla-t-elle, la voix brisée par la haine et la peur. « Je savais que tu n’en voulais qu’à sa vie et à son argent ! »

Clara, tremblante, sortit son téléphone de la poche de son peignoir, prête à composer le 17 pour appeler la police. Léa, repoussée contre le mur, se recroquevilla en sanglotant, incapable de prononcer un mot cohérent, pointant seulement un doigt frénétique vers le plafond en ruine.

Soudain, un gémissement sourd s’éleva du sol. Jean-Marc ouvrit lentement les yeux, grimaçant de douleur. Il passa une main tremblante sur son front ensanglanté et s’appuya sur ses coudes.
« Ne touchez pas… à ma femme, » murmura-t-il, la voix faible mais chargée d’une autorité implacable.